GLAD a déposé un mémoire d'amicus curiae dans une affaire de divorce, portant sur la question de savoir si la disposition du New Hampshire relative à l'adultère, en tant que motif de divorce pour faute, inclut les relations extraconjugales entre personnes de même sexe. Le mémoire de GLAD soutenait que les relations entre personnes de même sexe sont comparables aux relations entre personnes de sexe différent quant à ce qui importe au sein du mariage et que, par conséquent, par principe, la loi sur l'adultère devrait inclure les relations entre personnes de même sexe. Le but de ce mémoire était de garantir que le tribunal témoigne du respect envers les relations homosexuelles et, idéalement, qu'il affirme positivement leur valeur et leur importance.

La Cour a rendu son arrêt le 7 novembre 2003, statuant que la définition stricte de l'adultère, au sens de la loi sur le divorce pour faute, est celle de “ rapport sexuel ” et que, par conséquent, toute relation intime extraconjugale autre que cet acte précis – que ce soit avec une personne du même sexe ou de sexe différent – ne constitue pas un adultère. Tant l'avis majoritaire que l'avis dissident ont clairement indiqué que cette affaire ne portait pas sur le statut des relations homosexuelles dans la société ni sur la reconnaissance officielle dont bénéficient ces relations, et les deux avis se sont globalement montrés respectueux de l'intimité entre personnes de même sexe.