Connecticut : Connaissez vos droits - Page 4 sur 12 - Loi GLAD
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Justice pénale | Établissements d'accueil pour personnes transgenres | Connecticut

Je viens d'être condamné. Comment puis-je être affecté au bon établissement ?

Si vous vous identifiez comme transgenre, non conforme au genre ou intersexe, l'établissement pénitentiaire devrait vous évaluer, ou déterminer, le placement le plus adapté à votre situation lors de votre première admission auprès du Département correctionnel du Connecticut (CTDOC). Le personnel pénitentiaire pourra vous demander si vous êtes non conforme au genre ou intersexe. Si tel est le cas, vous pouvez répondre par l'affirmative à cette question, car cette information permettra de vous orienter vers un établissement accueillant les personnes transgenres et intersexuées. 

L'établissement devrait fonder son évaluation initiale sur votre sécurité. Si cette évaluation a été effectuée avant votre arrivée sur le lieu d'hébergement, vous devriez être transféré dès le départ vers l'établissement approprié. Si, à votre arrivée dans un centre d'accueil, celui-ci n'a pas reçu votre demande des huissiers de justice ou d'autres autorités compétentes, le responsable de votre unité en informera sa hiérarchie. 

Le formulaire “ Demande d’évaluation du genre ” (CN 81701) est un document important auquel vous avez droit. Il doit être rempli soit par le membre du personnel à qui vous avez fait part de votre demande de transfert, soit par celui qui effectue régulièrement les évaluations PREA (Prison Rape Elimination Act). Ce dernier soumettra votre demande, qui devra être transmise au chef des services psychiatriques du CTDOC dans un délai de 72 heures.

Qu’est-ce que la loi sur l’élimination du viol en prison ? 

La loi fédérale sur l'élimination du viol en prison (PREA) a été adoptée en 2003. En vertu de cette loi, plutôt que d'affecter automatiquement les personnes à un établissement, les personnes transgenres et intersexes sont évaluées pour détecter d'éventuelles menaces à leur sécurité et hébergées « au cas par cas » en fonction de leur identité de genre. Le personnel pénitentiaire doit envisager l'affectation des personnes transgenres et intersexes aux différents types de logement et aux programmes au moins deux fois par an afin d'évaluer les menaces à leur sécurité. 

Conformément à la loi, ils doivent également tenir compte du point de vue de chaque personne concernant sa propre sécurité. Ils n'ont pas le droit de les séparer pour le logement ou l'affectation à d'autres programmes en se basant uniquement sur leur appartenance à la communauté LGBT+. 

La loi PREA protège également contre l'“ isolement involontaire ”, c'est-à-dire le transfert d'une personne vers un autre lieu d'hébergement contre son gré. Une personne ne peut être maintenue contre son gré dans une autre partie de la prison que si les autorités pénitentiaires ont déterminé qu'il n'existe aucun autre moyen d'assurer sa sécurité. Cette décision doit être prise dans les 24 heures suivant le placement en isolement. L'isolement involontaire ne peut excéder trente jours et les personnes concernées doivent avoir accès aux mêmes opportunités de travail, d'éducation et de programmes que les autres détenus.

En juillet 2018, la législature du Connecticut a adopté le projet de loi sénatorial 13 § 8, une nouvelle loi conforme à la loi sur l'élimination des viols en prison, exigeant que les personnes transgenres dans les établissements correctionnels soient logées conformément à leur identité de genre. 

Que se passe-t-il après mon examen d’admission ?

Une fois votre formulaire de demande d'admission soumis, vous serez placé(e) à l'écart des autres personnes jusqu'à ce que l'établissement ait terminé toutes les évaluations médicales et relatives à votre garde. Vous avez le droit de refuser un examen médical ou physique dans le seul but de déterminer votre genre. Vous serez maintenu(e) à l'écart jusqu'à la consultation du Comité d'examen des personnes non conformes au genre (CTDOC). De plus, une évaluation de votre santé mentale vous sera proposée dans les trois jours suivant le dépôt de votre demande d'admission.

Si vous avez bénéficié de soins d'affirmation de genre au sein de la communauté, vous pouvez en informer la personne qui effectuera votre bilan de santé, en précisant les traitements et médicaments que vous prenez. Ce professionnel de santé vous demandera une autorisation de communication de renseignements médicaux (ACRM) afin d'obtenir votre dossier médical auprès d'autres professionnels de santé. 

Si vous refusez un échange sexuel, votre traitement actuel pourrait être modifié ou interrompu. Cette décision dépend d'une évaluation médicale complète réalisée par un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée. Cette évaluation peut inclure des analyses de sang. Si vous preniez des hormones d'affirmation de genre sans ordonnance avant votre incarcération, vous serez orienté(e) vers un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée pour une évaluation sous trois jours. 

Si vous êtes logé·e séparément, vous avez le droit de participer à toutes les activités d'orientation, de loisirs et de socialisation avec les autres membres de votre unité. Vous devriez également pouvoir prendre une douche séparément. L'établissement devrait vous demander quel agent, de sexe ou de sexe, vous préférez pour effectuer la fouille au corps et/ou la fouille à nu. Les établissements sont tenus de prendre en compte vos préférences et d'y répondre dans la mesure du possible. Lors des fouilles au corps et des fouilles à nu de routine, l'établissement examinera votre demande, mais se réserve le droit de privilégier la sécurité de l'établissement en cas d'urgence. 

Une fois que le responsable de la conformité PREA de l'établissement aura examiné votre dossier et formulé une recommandation, votre programme et votre affectation de logement pourront être modifiés. 

Que puis-je faire si je suis mis à l'écart contre mon gré ? 

Si vous estimez avoir été placé(e) à l'écart contre votre gré, vous pouvez faire appel de votre placement en détaillant les aspects de l'isolement que vous jugez injustes ou qui affectent votre séjour et votre sécurité. Vous devez être aussi précis(e) que possible sur les points que vous contestez et sur les raisons de votre contestation.

Qui saura que je m'identifie comme non-binaire ou intersexe ?

Le personnel est tenu de respecter au maximum votre vie privée et la confidentialité de vos informations dès lors que vous avez révélé être non conforme aux normes de genre ou intersexe. Seules les informations nécessaires à l'exercice des fonctions de chaque membre du personnel concerné doivent être partagées. 

Il est illégal de vous discriminer en raison de votre identité de genre. Toutes les personnes bénéficient du même traitement et de la même protection, garantis par les politiques de lutte contre le harcèlement.

Je suis en prison depuis un certain temps. Que se passe-t-il si je souhaite demander un transfert vers un établissement adapté à mon identité de genre ? 

Il peut être plus difficile de demander un transfert si vous êtes hébergé(e) dans un établissement depuis un certain temps, mais une procédure existe. Si un huissier de justice ou un autre responsable n'a pas informé le centre d'accueil de votre identité de genre, votre admission se déroulera comme pour toute autre personne. Une fois dans le nouvel établissement, vous pourrez indiquer à un responsable que vous souhaitez être admis(e) dans un établissement spécialisé dans l'affirmation de genre. 

L'administrateur de l'unité informera son administrateur de district, qui chargera ensuite un membre du personnel de remplir un formulaire de demande. Le membre du personnel pénitentiaire effectuant l'évaluation PREA (ou celui à qui vous avez fait part de votre demande) soumettra ce formulaire à son superviseur d'unité. Ce dernier devra le transmettre au chef des services psychiatriques du CTDOC dans un délai de 72 heures. Une fois cette étape franchie, la même procédure que si vous aviez fait part de votre demande à un responsable lors de votre admission initiale sera appliquée.

Quels droits la loi du Sénat du Connecticut, article 8 (13 § 8), me protège-t-elle ? 

Le projet de loi n° 13 du Sénat stipule que toute personne dont l'identité de genre diffère du sexe qui lui a été assigné à la naissance : 

  1. Doit être traité par le personnel correctionnel d'une manière conforme à l'identité de genre de la personne ;
  2. doit avoir accès aux articles de la cantine, aux vêtements, aux effets personnels, aux programmes et au matériel pédagogique qui correspondent à l'identité de genre de la personne; et 
  3. doit avoir le droit d'être fouillé par un membre du personnel correctionnel de même sexe, à moins que la personne ne demande autre chose ou qu'il y ait une urgence.

Comment puis-je faire part de mon identité de genre à mon établissement, et qu'est-ce que la “ dysphorie de genre ” ?

Si vous possédez un acte de naissance, un passeport ou un permis de conduire attestant de votre identité de genre, vous devez le présenter aux agents pénitentiaires lors de votre admission dans un établissement ou lors d'une demande de transfert. Si vous ne possédez pas ces documents, vous pouvez tenter de satisfaire aux critères établis pour obtenir ce type de justificatif confirmant votre identité de genre. 

Les personnes doivent également avoir reçu un diagnostic de “ dysphorie de genre ”, telle que définie dans le “ Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ” de l'Association américaine de psychiatrie. Selon ce manuel, la “ dysphorie de genre ” désigne une “ souffrance psychologique résultant d'une incongruence entre le sexe assigné à la naissance et l'identité de genre ”.”

 Que se passe-t-il après que j'ai présenté mes documents ? 

Si vous avez fourni une preuve de votre identité de genre, vous devez être placé(e) dans un établissement correctionnel avec des personnes dont le genre correspond au vôtre. Un responsable du CTDOC ne peut s'opposer à votre transfert que s'il prouve que ce placement poserait des “ problèmes importants de sécurité, de gestion ou de sûreté ”. Le commissaire est tenu de prendre sérieusement en considération votre avis concernant votre sécurité.

Une fois que le chef des services psychiatriques du CTDOC et une infirmière praticienne spécialisée auront reçu votre demande d'orientation, ils devraient programmer un entretien en personne avec vous dans les 10 jours ouvrables. Ce délai permet d'évaluer votre situation et de déterminer si vous répondez aux critères diagnostiques de “ dysphorie de genre ”.”

Si vous répondez aux critères de ce diagnostic, vous aurez un rendez-vous avec un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée (IPS) et un psychologue de l'établissement pour une évaluation visant à discuter des accompagnements médicaux et psychologiques possibles. Si vous souhaitez bénéficier d'un traitement hormonal d'affirmation de genre, mais que vous souffrez d'une affection médicale qui empêche sa prescription, le professionnel de santé vous en informera. Il partagera également ces informations avec le chef du service de psychiatrie et l'IPS du CTDOC. 

Que se passe-t-il si je ne réponds pas aux critères d'un diagnostic de “ dysphorie de genre ” ?”

Si vous n'avez pas satisfait aux critères lors de votre premier entretien, un clinicien qualifié en santé mentale au sein des services de santé et de toxicomanie du CTDOC, qui n'a en aucun cas participé à votre premier entretien, mènera un deuxième entretien dans les cinq jours ouvrables suivant votre premier entretien. 

Si le deuxième intervieweur conclut à une “ dysphorie de genre ”, un diagnostic provisoire de “ dysphorie de genre ” vous sera attribué et devra être réexaminé dans un délai de six mois. 

Si vous contestez le diagnostic établi par les enquêteurs, vous avez le droit de déposer un formulaire de recours administratif auprès des services de santé.

Comment mon transfert sera-t-il initié ? 

Si vous bénéficiez d'un transfert inter-établissements, celui-ci sera effectué conformément à la Directive 9.3 qui régit toutes les admissions, les transferts et les sorties. Avant le transfert, le Comité d'examen des situations de non-conformité de genre sera informé. Ce comité consultera l'établissement d'accueil afin de s'assurer que votre plan de soins, appelé Plan de prise en charge des situations de non-conformité de genre, puisse être respecté et mis en œuvre dans cet établissement.

Ai-je d'autres droits une fois que j'ai été identifié(e) comme non conforme au genre ou intersexe ?

Une personne ayant reçu un diagnostic de dysphorie de genre peut se voir attribuer un point de vente alternatif dans le cadre de son plan de prise en charge des personnes non conformes au genre. Vous pouvez vous renseigner à ce sujet et vous assurer que cela fait partie de votre plan.

Qu’est-ce que le Comité d’examen des personnes non conformes au genre (GNCRC) ?

Le Comité d'examen est un groupe multidisciplinaire qui formule des recommandations concernant les personnes s'identifiant comme non conformes au genre et/ou intersexuées. Il est présidé par le chef des services psychiatriques du CTDOC. Parmi ses autres membres figurent des employés du CTDOC, des professionnels de santé contractuels et d'autres personnes jugées aptes à en faire partie par son président. 

Ce comité est chargé d'élaborer votre plan de prise en charge dans les 14 jours ouvrables suivant la réalisation de l'évaluation de la dysphorie de genre. Ce plan sera conservé dans votre dossier principal et votre dossier médical, et ne sera communiqué qu'aux personnes qui doivent en prendre connaissance.

Le comité de révision examine tous les plans de gestion existants deux fois par an.

Qu’est-ce que le groupe de supervision non conforme aux normes de genre ?

Le Groupe de supervision est composé de membres du Comité d'examen qui encadrent et orientent le personnel soignant contractuel qui prodigue des soins directs aux personnes non binaires ou intersexuées. Le Groupe de supervision se réunit trimestriellement pour discuter des questions relatives aux soins et à la gestion de la prise en charge. 

Chaque administrateur d'unité ou administrateur de service de santé d'un service de soins de santé sous contrat est responsable de veiller à ce qu'un membre du personnel qui assure les soins directs ou la surveillance de votre garde ou de celle de toute autre personne qui s'identifie comme non conforme au genre soit présent à chaque réunion.

Que se passe-t-il après l'examen de mon plan de gestion par le comité d'examen ?

Une fois votre plan de prise en charge établi par le comité d'examen, une révision finale sera effectuée dans les 14 jours ouvrables suivant la recommandation de ce comité. Après la décision finale du commissaire et l'approbation de votre orientation et de votre plan de prise en charge, ce dernier sera transmis au comité d'examen, au responsable de l'unité de soins et à l'administrateur de district. Ces personnes élaboreront ensuite un plan de mise en œuvre pour vos soins. Le responsable de l'unité ou son représentant vous fera signer votre plan de prise en charge. 

Si le commissaire et/ou son représentant examine les recommandations du comité d'examen et en rejette une partie, le commissaire demandera au chef des services psychiatriques du CTDOC et/ou au comité d'examen de recommander un plan de gestion alternatif dans un délai de dix jours ouvrables.

Une fois le plan alternatif établi, le comité d'examen suivra la procédure d'examen habituelle décrite ci-dessus jusqu'à l'approbation du nouveau plan. Vous recevrez un exemplaire du plan de prise en charge, et d'autres exemplaires seront conservés dans votre dossier médical et votre dossier principal. 

Soins de santé pour les personnes transgenres | Connecticut

Au 27 mai 2026

Les soins de santé pour les personnes transgenres sont-ils légaux dans le Connecticut ?

Oui. Le Connecticut a adopté une loi loi de protection qui protège à la fois les patients et les professionnels de santé qui offrent des soins aux personnes transgenres. Lois de protection sont conçues pour empêcher d'autres États de sanctionner les prestataires ou les patients pour des soins légaux ici. Les soins de santé pour les personnes transgenres sont légaux aussi bien pour les adolescents de moins de 18 ans que pour les adultes. Droit de l'État interdit aux compagnies d'assurance de refuser de la couvrir. 

Quelles sont les lois étatiques contre la discrimination qui s'appliquent aux prestataires de soins de santé ?

Le Connecticut dispose de plusieurs niveaux de protection. Le département des assurances de l'État a déclaré que les exclusions générales des services de santé pour les personnes transgenres sont interdites. En 2020, la Commission des droits de l'homme et des chances égales du Connecticut a statué que les employeurs et les assureurs ne peut refuser la couverture pour les soins de santé des personnes transgenres. Veuillez noter que ces protections d'assurance de l'État ne s'appliquent qu'aux régimes réglementés par l'État, et non aux régimes autofinancés par les employeurs. 

En 2025, l'Assemblée législative a adopté une nouvelle loi interdisant explicitement aux prestataires de soins de santé toute discrimination fondée sur le sexe, l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Le programme Medicaid du Connecticut a soins de santé couverts pour les personnes transgenres depuis 2015. 

Que dois-je faire si je suis victime de discrimination dans le domaine des soins de santé ? 

Si vous pensez être victime de discrimination de la part d'un professionnel de santé ou d'une compagnie d'assurance en raison de votre orientation sexuelle ou de votre identité de genre, vous avez le droit de porter plainte. Au Connecticut, les plaintes pour discrimination visant les professionnels de santé et les assureurs sont traitées par la Commission des droits de l'homme et des chances égales du Connecticut (CHRO), qui veille à l'application de la loi de l'État relative aux établissements recevant du public. Cette loi s'applique à “ tout établissement proposant ses services, installations ou biens au public ”, et la CHRO a rendu une décision déclaratoire confirmant que les pratiques discriminatoires en matière de couverture d'assurance relèvent de sa compétence. Les plaintes doivent généralement être déposées dans les 180 jours suivant l'acte discriminatoire. Pour plus d'informations, veuillez consulter le site web de la Commission., consultez notre ressource concernant les plaintes pour discrimination dans le Connecticut.

Événements de la Fierté 2023

À propos des événements

C'est la saison des Fiertés et nous avons hâte de les célébrer lors des événements Fierté à travers la Nouvelle-Angleterre ! Si vous participez à l'un des événements ci-dessous, nous espérons que vous passerez à notre table GLAD pour nous saluer, découvrir des ressources et récupérer des cadeaux GLAD gratuits.


Et ne nous manquez pas cet automne à Fierté de Hartford le 9 septembre et Fierté de Worcester le 10 septembre !

Nouvelles

Le projet de loi HB 6617 supprimerait les obstacles aux soins de fertilité et garantirait aux résidents du Connecticut un accès équitable aux soins de reproduction dont ils ont besoin pour fonder une famille.

Les familles du Connecticut, les défenseurs des droits reproductifs et les défenseurs des droits LGBTQ+ ont témoigné hier devant le Comité des services sociaux en faveur d'une législation qui favorisera l'équité dans l'accès à la construction familiale, à la préservation de la fertilité et aux soins de santé reproductive. HB 6617, Loi favorisant l'équité dans la couverture des soins de santé liés à la fertilité, fait partie du programme législatif du Caucus des droits reproductifs de l'État et est soutenu par le Accès à la fertilité dans le Connecticut (FACT) campagne.

La plupart des personnes ne disposant pas d'assurance maladie ne peuvent pas payer elles-mêmes les soins de fertilité. Le projet de loi HB 6617 remédierait aux limites de la loi actuelle du Connecticut, qui exclut entièrement la couverture des soins de fertilité, y compris la préservation de la fertilité, de HUSKY Health et exclut généralement les personnes LGBTQ+ et les célibataires des exigences de couverture des assureurs privés.

« Les résidents du Connecticut devraient avoir la possibilité de faire des choix en matière de reproduction, de fertilité et de construction familiale qui soient les meilleurs pour eux-mêmes et leur famille. » a déclaré la représentante Jillian Gilchrest. « Cela inclut la possibilité d’accéder aux soins médicaux dont ils ont besoin et de les payer. »

« Je suis fier de ce que le Connecticut a fait pour mettre à jour nos lois afin de refléter notre compréhension moderne de la famille, y compris les familles LGBTQ+. » a déclaré le représentant Jeff Currey. « Le projet de loi HB 6617 permettrait d'aligner les exigences de l'État en matière d'assurance-fertilité sur les autres lois du Connecticut incluant les personnes LGBTQ+ et reconnaissant la formation de la famille moderne. »

En vertu de la loi actuelle, les compagnies d'assurance privées ne sont tenues de couvrir les traitements de fertilité que pour les personnes diagnostiquées comme « infertiles ». L'infertilité étant définie comme un rapport hétérosexuel, les personnes LGBTQ+ et les célibataires ayant besoin de soins de fertilité sont souvent exclues. Le projet de loi HB 6617 étendrait la loi existante afin d'exiger la couverture des personnes LGBTQ+ et des célibataires ayant besoin de soins médicaux pour fonder une famille, ainsi que des personnes diagnostiquées infertiles.

Le projet de loi obligerait également le programme Medicaid de l'État à couvrir pour la première fois les soins de fertilité. Les recherches indiquent que l’exclusion actuelle de la couverture de HUSKY Health perpétue les disparités raciales dans l’accès aux soins de fertilité dans l’État.

Si les obligations d'assurance, comme celle en vigueur aujourd'hui, ont amélioré l'accès à la fertilité pour certains, elles n'ont pas réussi à remédier aux fortes disparités raciales dans l'utilisation des services de soins de fertilité. Les femmes noires et latino-américaines sont plus susceptibles que les femmes blanches de souffrir d'infertilité, mais moins susceptibles de bénéficier de soins une fois le diagnostic posé. a déclaré Katie Kraschel, maître de conférences en droit à la clinique des droits reproductifs et de la justice à la faculté de droit de Yale.« Bien qu'il s'agisse d'un problème multidimensionnel, les données montrent que les personnes noires et latino-américaines accèdent de manière disproportionnée aux soins par le biais de Medicaid et ont été exclues de la loi du Connecticut. Il n'est donc pas surprenant que ces disparités persistent lorsque HUSKY est exempté de fournir une couverture. »

Des témoignages écrits convaincants à l'appui du projet de loi soumis au Comité par des médecins praticiens ont décrit les choix dévastateurs auxquels les patients atteints de cancer assurés par HUSKY Health peuvent être confrontés entre le traitement et la préservation de la fertilité. oncologue à New Haven a partagé l’histoire d’une patiente qui a tragiquement perdu la vie après avoir renoncé à la chimiothérapie parce qu’elle ne pouvait pas se permettre de préserver sa fertilité. Un autre Il raconte l'histoire d'une jeune patiente qui a survécu à un cancer et vit désormais avec la détresse de ne pas pouvoir concevoir d'enfant. Le projet de loi HB 6617 garantirait que la préservation de la fertilité avant le traitement du cancer serait couverte par le programme Medicaid de l'État.

Le Connecticut a démontré son profond engagement en faveur des droits reproductifs et du soutien aux enfants et aux familles par le biais de lois antérieures, notamment la loi publique 22-19 et la loi sur la filiation du Connecticut. Le projet de loi HB 6617 constitue une étape essentielle. a déclaré Polly Crozier, directrice du plaidoyer familial chez GLBTQ Legal Advocates & Defenders. « En exigeant une couverture d'assurance pour les personnes LGBTQ+ et les personnes célibataires qui ont besoin de soins médicaux pour fonder leur famille et en mettant fin à l'exclusion des soins de fertilité pour les familles assurées par HUSKY Health, le projet de loi HB 6617 garantira à davantage de familles du Connecticut l'accès à des soins de fertilité de qualité et en temps opportun. »

KIm Forte, une mère lesbienne de jumeaux de sept ans, a raconté au comité les coûts émotionnels et financiers considérables qu'elle et son conjoint ont dû supporter pour « prouver » son infertilité avant que son assurance privée ne prenne en charge les frais de FIV. Kim a dû payer elle-même six mois d'inséminations intra-utérines, ce que mes médecins savaient, vu mon âge, être peu fructueux. L'impact s'est traduit par des frais à sa charge de 1 450 000 THB et par le lourd tribut physique et émotionnel que représentent six mois d'interventions médicales inutiles, qui n'auraient probablement pas été nécessaires si elle avait vécu une relation hétérosexuelle.

« Le Connecticut a déjà mis à jour d'autres lois concernant la formation de la famille moderne, et certains employeurs de l'État ont volontairement pris l'initiative de fournir une couverture complète des soins de fertilité. » a déclaré Matthew Blinstrubus, directeur exécutif d'Equality Connecticut. « Il est temps que les réglementations de l’État en matière de fertilité suivent le même exemple pour garantir un accès équitable aux soins de santé liés à la fertilité. »

L'inégalité de couverture des soins de fertilité est un enjeu urgent en matière de droits et de justice reproductifs dans notre État. Chacun mérite d'avoir accès à des soins de santé de qualité, abordables et bienveillants, ainsi qu'aux ressources nécessaires pour prendre des décisions personnelles concernant son corps, sa vie et son avenir, notamment sur la décision de fonder une famille ou non. a déclaré Gretchen Raffa, vice-présidente des politiques publiques, du plaidoyer et de l'organisation de Planned Parenthood of Southern New England. « Le projet de loi HB 6617 contribuera à garantir à tous la liberté et le pouvoir de fonder leur propre famille. »

Dans son témoignage au nom du Caucus sur les droits reproductifs, coprésident Le représentant Matt Blumenthal a écrit « L’accès aux traitements et aux services de fertilité est essentiel pour rendre [le droit fondamental à fonder une famille] réel pour tous, y compris pour les personnes célibataires, les couples LGBTQ+ et les personnes souffrant de problèmes de santé qui nuisent à leur fertilité… Le projet de loi HB 6617 nous offre l’occasion de remédier aux inégalités et aux injustices existantes autour de ce que signifie avoir une famille, sous toutes ses formes. »

En savoir plus sur Fertility Access Connecticut (FACT).

Jeunesse | Écoles | Connecticut

Au 24 avril 2026

Les écoles ont la responsabilité de créer des environnements d'apprentissage où tous les élèves peuvent s'épanouir. Cela inclut les élèves LGBTQ+, qui méritent d'être en sécurité, soutenus et traités avec respect. Apprenez-en davantage sur vos droits à l'école publique : 

Quels sont mes droits en tant qu’étudiant LGBTQ+ ?  

Tous les élèves des écoles publiques du Connecticut ont le droit : 

  • Être en sécurité à l'école sans être harcelé  
  • Être protégé contre la discrimination fondé sur le sexe, l'orientation sexuelle et l'identité de genre  
  • S'habiller et se présenter d'une manière conforme à son identité de genre  
  • Pour faire du sport à l'école et utiliser les toilettes conforme à votre identité de genre 
  • Emmener une personne, quel que soit son sexe, au bal de promo 
  • À accès aux informations à propos des sujets LGBTQ à l'école 
  • Pour former un Alliance Gay/Hétéro (GSA) qui est traité de la même manière que n'importe quel autre groupe d'étudiants  
  • À la liberté d'expression. De manière générale, cela signifie que vous avez le droit d'exprimer des idées et d'être en désaccord avec d'autres personnes, pourvu que vous le fassiez avec respect.  

Les élèves LGBTQ+ sont également protégés par le Titre IX, une loi fédérale qui interdit la discrimination fondée sur le sexe, y compris l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Apprenez-en davantage sur le Titre IX et son impact sur vous.

Que puis-je faire si je suis victime de discrimination à l’école ?

Vous pouvez commencer par demander de l'aide à une personne de confiance, comme un ami, un professeur ou un conseiller scolaire. Si vous vous sentez en sécurité, vous pouvez ensuite choisir de parler directement avec la ou les personnes concernées. 

Vous pouvez également consulter le règlement intérieur de votre établissement et signaler les faits au membre du personnel mentionné dans ce règlement. Il s'agit généralement du directeur, du directeur adjoint ou du coordonnateur du Titre IX. 

Il peut être utile de noter ce qui s'est passé, notamment les dates, les faits et les personnes impliquées. Si vous rencontrez des membres du personnel scolaire, prenez des notes sur les personnes avec lesquelles vous avez parlé, la date et l'heure de la rencontre, ainsi que sur les mesures qu'ils se sont engagés à prendre. Les établissements scolaires doivent réagir et prendre des mesures pour mettre fin à la discrimination ou au harcèlement. Pour en savoir plus sur les conseils en matière de plaidoyer, cliquez ici.. 

Si l'école ne vous aide pas ou ne donne pas suite, vous pouvez contacter votre ministère de l'Éducation pour signaler la situation ou demander de l'aide. 

Si ces mesures ne mettent pas fin à la discrimination, vous pouvez envisager des recours juridiques. Vous pouvez contacter Réponses juridiques GLAD pour des informations et des recommandations gratuites et confidentielles. 

Vous pouvez également déposer une plainte auprès du coordonnateur du Titre IX de votre établissement scolaire ou auprès du Bureau des droits civiques du ministère de l'Éducation des États-Unis. Renseignez-vous comment déposer une plainte avec le Bureau des droits civiques. 

Si vous avez été victime de discrimination en raison de votre orientation sexuelle, de votre identité de genre ou de votre expression de genre, s'il vous plaît faites-le nous savoir. 

Jeunesse | Discrimination | Connecticut

Quels sont mes droits en tant qu’étudiant LGBTQ+ ?

Tous les élèves des écoles publiques du Connecticut ont le droit :

  • Pour être en sécurité à l’école sans être victime d’intimidation,
  • Pour accéder à des informations sur les sujets LGBTQ+, y compris les sites Web éducatifs,
  • S'habiller et se présenter d'une manière cohérente avec son identité de genre,
  • À la liberté d'expression. Cela signifie que vous avez le droit d'exprimer des idées susceptibles d'offenser autrui et d'être en désaccord avec autrui, à condition de les exprimer de manière respectueuse.

Tous les élèves des écoles publiques du Connecticut et de nombreuses écoles privées ont le droit :

  • Être protégé contre toute discrimination ou harcèlement fondé sur l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre ou le statut VIH,
  • Créer une alliance gay/hétéro (GSA) bénéficiant du même traitement que tout autre groupe extrascolaire. Cela implique un financement égal, un accès aux installations et la possibilité de choisir le nom de votre groupe.

En dehors de l'école, vous avez le droit :

  • Être protégé contre toute discrimination fondée sur votre orientation sexuelle réelle ou perçue, votre statut VIH ou votre identité de genre dans l’emploi, le logement et les lieux publics (comme les restaurants ou les magasins).
  • Pour consentir à un test de dépistage du VIH sans l'autorisation de vos parents. Pour plus d'informations, consultez la section « VIH/SIDA ».
  • Signaler à la police toute personne, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’école, qui vous fait du mal physiquement, vous menace ou vandalise vos biens.

La loi fédérale vous protège également contre la discrimination à l’école

Vous êtes protégé contre la discrimination dans les écoles publiques et autres établissements bénéficiant d'un financement fédéral en vertu du Titre IX. Le Titre IX est une loi fédérale relative aux droits civiques qui interdit toute discrimination fondée sur le sexe, y compris l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, dans tout le pays.

Le Connecticut dispose-t-il d’une loi anti-discrimination protégeant les personnes LGBTQ+ contre la discrimination ?

La loi anti-discrimination du Connecticut protège-t-elle également les élèves des écoles publiques ?

Oui, l'article 10-15c des Statuts généraux du Connecticut interdit toute discrimination à l'encontre des élèves des écoles publiques dans le cadre d'activités, de programmes et de cursus, fondée sur l'orientation sexuelle, l'identité ou l'expression de genre, ainsi que sur la race, la couleur, le sexe, la religion et l'origine nationale. Pour plus d'informations sur la loi anti-discrimination du Connecticut et sur les modalités de dépôt d'une plainte pour discrimination, consultez la rubrique « Discrimination ».

Le Connecticut dispose-t-il de directives que les écoles devraient suivre pour protéger les étudiants transgenres ?

Oui, le Connecticut a créé des directives pour les districts scolaires sur les droits, les responsabilités et les meilleures pratiques éducatives pour les étudiants transgenres et non conformes au genre.

Les lignes directrices comprennent les éléments suivants :

  • Les écoles doivent respecter le nom et les pronoms d’un élève transgenre ;
  • Les écoles doivent respecter la vie privée des élèves transgenres en ce qui concerne toute information médicale, nom précédent, etc.
  • Le nom et le sexe figurant dans le dossier d’un étudiant doivent être conformes à l’identité de genre de l’étudiant ;
  • Les étudiants transgenres devraient pouvoir utiliser les toilettes, les vestiaires et les vestiaires qui correspondent à leur identité de genre ;
  • Dans toutes les activités séparées selon le sexe (y compris les activités sportives), les étudiants transgenres devraient pouvoir participer d’une manière compatible avec leur identité de genre.

Pour plus d'informations sur ces directives, consultez « Directives sur la protection et le soutien des droits civils pour les étudiants transgenres » :

Orientations sur la protection des droits civiques et le soutien aux étudiants transgenres 

Les lois protègent-elles également les personnes perçues comme LGBTQ+ ?

Oui. La loi anti-discrimination du Connecticut définit « l'orientation sexuelle » comme « avoir une préférence pour l'hétérosexualité, l'homosexualité ou la bisexualité, avoir des antécédents de cette préférence ou être identifié à « une telle préférence… » (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-81a (soulignement ajouté)). Ce libellé inclut la discrimination fondée sur la perception. Par exemple, si une personne est licenciée parce qu'elle est perçue comme homosexuelle, elle peut invoquer la protection de la loi anti-discrimination, quelle que soit son orientation réelle.

De même, la loi définit « l’identité ou l’expression de genre » comme :

[L]'identité, l'apparence ou le comportement d'une personne en fonction de son genre, que ce soit ou non que l'identité, l'apparence ou le comportement lié au genre est différent de celui traditionnellement associé à la physiologie de la personne ou au sexe assigné à la naissance… (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-51(21) (soulignement ajouté)).

Existe-t-il d’autres lois qui peuvent me protéger contre la discrimination et le harcèlement en raison de mon orientation sexuelle ?

C'est possible. La loi fédérale interdit la discrimination sexuelle dans les écoles publiques financées par le gouvernement fédéral. Selon la situation, le harcèlement des élèves LGBTQ+ peut être passible de poursuites judiciaires pour discrimination sexuelle.Visite, par exemple, Ray c. District scolaire unifié d'Antioch107 F. Supp. 2d 1165 (ND Cal. 2000) (déclarant que les attaques fondées sur la sexualité perçue d'un élève constituent une discrimination sexuelle). Le harcèlement des élèves transgenres, en particulier, est passible de poursuites. Plusieurs tribunaux fédéraux ont statué que le Titre IX de la loi fédérale anti-discrimination interdit la discrimination fondée sur l'identité de genre (Visite, par exemple, Whitaker c. Kenosha Unified School District No. 1 Bd. of Educ., 2017 US App. LEXIS 9362 (7ème Cir. 2017); cf. Bd. of Educ. c. Département de l'Éducation des États-Unis, 2016 US Dist. LEXIS 131474 (SD Ohio 2016)).

Les plaintes peuvent être déposées auprès du coordinateur du Titre IX de votre école, ainsi qu'auprès de :

Bureau des droits civils
Le ministère américain de l'Éducation
Bureau de poste et palais de justice John W. McCormack, salle 222
Place de la Poste
Boston, MA 02109

De plus, certains types de discrimination et de harcèlement peuvent violer les droits constitutionnels d’un étudiant.

Que puis-je faire si je suis victime de discrimination à l’école ?

Il existe plusieurs façons d'aborder le problème. L'une d'elles consiste à demander du soutien à un ami, à un enseignant ou à un conseiller, et à parler aux personnes qui vous dérangent. Cependant, ce n'est pas une option si vous ne vous sentez pas en sécurité.

Consultez le règlement de votre établissement et informez la personne concernée – généralement un proviseur adjoint ou un coordinateur du Titre IX. Vous pouvez documenter par écrit tout incident de harcèlement ou de discrimination. Après avoir rencontré les responsables concernés, notez ce que vous leur avez dit et la date à laquelle vous les avez contactés, et demandez-leur quand ils vous répondront. S'ils ne vous aident pas ou ne donnent pas suite à votre demande, vous pouvez écrire au surintendant et au conseil scolaire pour leur demander de mettre fin à la discrimination.

Parallèlement, ou après avoir contacté l'administration comme indiqué ci-dessus, vous pouvez adresser une copie de votre plainte au Département d'État de l'Éducation. Bien que ce département ne dispose pas de politique explicite en matière de plaintes et qu'il ne soit soumis à aucune obligation en vertu de la loi contre la discrimination, vous pouvez lui demander d'intervenir en votre nom. Vous pouvez contacter le Bureau de l'information publique du Département d'État de l'Éducation du Connecticut à l'adresse suivante : 165 Capitol Ave., Hartford, CT 06145. Leur numéro de téléphone est le (860) 566-5677 et leur site web est : http://www.state.ct.us/sde/

Si les méthodes ci-dessus ne parviennent pas à mettre fin à la discrimination, vous pouvez également envisager d'intenter une action en justice. Réponses juridiques GLAD pour les références d'avocats.

Le Connecticut a-t-il une loi interdisant la thérapie de conversion ?

Oui, en 2017, le Connecticut a adopté la loi publique 17-5, une loi concernant la protection des jeunes contre les thérapies de conversion.

Les organisations médicales, de santé mentale et de protection de l'enfance, étatiques et nationales, s'opposent toutes à la pratique de la thérapie de conversion, qui vise à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne. De nombreuses publications professionnelles démontrent que cette pratique est inefficace pour modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre et qu'elle est néfaste pour les jeunes. Les jeunes ayant suivi une thérapie de conversion présentent un risque accru de dépression, de pensées et de tentatives de suicide, ainsi que de consommation de drogues illicites.

En vertu des dispositions de la loi, tout professionnel de la santé agréé qui pratique une thérapie de conversion serait passible de sanctions disciplinaires de la part du ministère de la Santé publique pouvant aller jusqu'à la perte de sa licence professionnelle.

Discrimination | Emploi | Connecticut

Le Connecticut dispose-t-il d’une loi anti-discrimination protégeant les personnes LGBTQ+ contre la discrimination dans l’emploi ?

Oui. Depuis 1991, le Connecticut interdit la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dans l'emploi public et privé, le logement, les lieux publics et le crédit (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-81c à 46a-81q). En juillet 2011, ces lois ont été étendues à la protection des personnes transgenres lorsque le gouverneur Malloy a signé la loi publique 11-55. Loi concernant la discrimination, promulguée. La loi, entrée en vigueur le 1er octobre 2011, a ajouté « l'identité ou l'expression de genre » à la liste des catégories protégées du Connecticut. Pour plus d'informations, consultez la publication de GLAD et du Connecticut Women's Education and Legal Fund (CWEALF). Connecticut : Protections juridiques pour les personnes transgenres

Les lois protègent-elles également les personnes perçues comme LGBTQ+ dans le cadre de leur emploi ?

Oui. La loi anti-discrimination du Connecticut définit « l'orientation sexuelle » comme « avoir une préférence pour l'hétérosexualité, l'homosexualité ou la bisexualité, avoir des antécédents de cette préférence ou être identifié à « une telle préférence… » (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-81a (soulignement ajouté)). Ce libellé inclut la discrimination fondée sur la perception. Par exemple, si une personne est licenciée parce qu'elle est perçue comme homosexuelle, elle peut invoquer la protection de la loi anti-discrimination, quelle que soit son orientation réelle.

De même, la loi définit « l’identité ou l’expression de genre » comme :

[L]'identité, l'apparence ou le comportement d'une personne en fonction de son genre, que ce soit ou non que l'identité, l'apparence ou le comportement lié au genre est différent de celui traditionnellement associé à la physiologie de la personne ou au sexe assigné à la naissance… (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-51(21) (soulignement ajouté)).

Que prévoient les dispositions relatives à l'emploi ? À qui s'appliquent-elles ?

La loi anti-discrimination s'applique aux employés des secteurs public et privé. Elle interdit aux employeurs de refuser d'embaucher une personne, de la licencier ou de la discriminer « en termes de rémunération, de conditions d'emploi ou de privilèges » en raison de son orientation sexuelle (Statut général du Connecticut, art. 46a-81c(1)) ou de son identité ou expression de genre (Statut général du Connecticut, art. 46a-60(a)(1)). Cela couvre la plupart des actes professionnels importants, tels que l'embauche, le licenciement, le refus de promotion, la rétrogradation, les mesures disciplinaires excessives, le harcèlement et les différences de traitement entre l'employé et ses collègues se trouvant dans une situation similaire.

En outre, les agences d'emploi ne peuvent pas faire de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-81c(2)), l'identité de genre ou l'expression de genre (Conn. Gen. Stat. sec.c. 46a-60(a)(2)), soit en refusant de classer correctement ou de référer leurs clients pour un emploi, soit en général. Les organisations syndicales (par exemple. Les syndicats ne peuvent pas non plus faire de discrimination (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-81c(3); Conn. Gen. Stat. sec. 46a-60(a)(3)). La loi interdit également à toutes ces entités de faire de la publicité de manière à restreindre l'emploi en raison de l'orientation sexuelle (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-81c(4)), de l'identité de genre ou de l'expression de genre (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-60(a)(6)).

Enfin, il est interdit à l’État du Connecticut et à ses agences de faire de la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle (voir en général Conn. Gen. Stat. secs. 46a-81g à 46a-81o) et l'identité ou l'expression de genre (voir en général Conn. Gen. Stat. secs 46a-70 et 46a-71), tant dans leurs pratiques d'emploi que dans la prestation de services. La loi impose également aux agences d'État l'obligation d'adopter des règles pour faire respecter les dispositions de non-discrimination et de mettre en place des programmes de formation. Les entrepreneurs et sous-traitants qui fournissent des services à l'État doivent certifier par écrit qu'ils ne pratiqueront aucune discrimination dans l'exécution des termes du contrat.

À compter du 7 juin 2016, le Connecticut a ajouté l'orientation sexuelle et l'identité ou l'expression de genre, ainsi que la religion, le sexe et l'origine nationale, comme catégories protégées en vertu de sa loi interdisant la discrimination dans l'adhésion, la formation d'unités, la promotion ou l'hébergement dans « les forces armées de l'État » (État général du Connecticut, sect. 27-59).

La loi s’applique-t-elle à tous les employeurs du Connecticut ?

Non. Aussi large que soit la loi, il existe plusieurs exceptions à son application.

  • Les employeurs ayant moins de 3 employés ne sont pas soumis à la loi (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-51(10)).
  • Certains employeurs religieux sont également exemptés. Voir ci-dessous Exemption religieuse aux interdictions de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
  • Tout employeur, agence ou organisation syndicale peut se défendre contre une plainte pour discrimination en faisant valoir qu'il s'agit d'une « qualification professionnelle de bonne foi » pour un poste particulier d'avoir un employé non LGBTQ+ pour l'occuper (Conn. Gen. Stat. secs. 46a-81c ; 46a-60 en général)Heureusement, bien que cette défense soit techniquement autorisée par la loi, elle est strictement appliquée et rarement couronnée de succès (voir, par exemple The Evening Sentinel et al. c. Organisation nationale pour les femmes, 168 Conn. 26, 36 (1975) (« Un BFOQ existe seulement si aucun membre de la classe exclue n’est physiquement capable d’exécuter les tâches requises par le poste ») ; Conn. Institute for the Blind c. CHRO, 176 Conn. 88 (1978) (« La norme pour un BFOQ impose délibérément un lourd fardeau à un employeur dont le refus d’embaucher est à première vue discriminatoire »).
  • Le programme ROTC (Reserve Officer Training Corps), établi en vertu de la loi fédérale pour fournir des officiers à l'armée américaine, peut continuer à discriminer dans sa « conduite et son administration » dans les collèges et universités (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-81q. Il convient de noter que les personnes LGB ne sont plus exclues des programmes militaires et ROTC ; et les personnes transgenres peuvent désormais servir dans l'armée et seront autorisées à participer au ROTC au plus tard le 1er juillet 2017).

La loi du Connecticut interdit-elle le harcèlement sexuel au travail ?

Oui. La loi du Connecticut définit le harcèlement sexuel comme suit :

Avances sexuelles non désirées ou demandes de faveurs sexuelles ou toute conduite de nature sexuelle lorsque (a) la soumission à une telle conduite est faite explicitement ou implicitement comme condition d'emploi d'un individu, (b) la soumission ou le rejet d'une telle conduite par un individu est utilisé comme base pour les décisions d'emploi affectant cet individu, ou (c) une telle conduite a pour but ou pour effet d'interférer de manière déraisonnable avec la performance professionnelle d'un individu ou de créer un environnement de travail intimidant, hostile ou offensant (Conn. Gen. Stat. sec. 46a-60(a)(8)).

Puis-je déposer une plainte pour harcèlement sexuel si je suis LGBTQ+ ?

Oui. Il est tout aussi illégal de harceler sexuellement une personne LGBTQ+ que toute autre personne. Certains types de harcèlement sont spécifiquement anti-LGBTQ+ et peuvent être qualifiés plus justement de harcèlement fondé sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. D'autres sont de nature sexuelle et relèvent plus justement du « harcèlement sexuel ». Les deux types de harcèlement peuvent toucher la même personne et sont tous deux interdits.

La Cour suprême des États-Unis et plusieurs tribunaux d'État ont tous deux estimé que le harcèlement sexuel entre personnes de même sexe constituait une violation des lois sur le harcèlement sexuel (Comparer Oncale c. Sundowner Offshore Services, 523 US 75, 118 S.Ct. 998 (1998) (un homme peut intenter une action en justice pour harcèlement sexuel par d’autres hommes en vertu des lois fédérales sur le harcèlement sexuel) ; Melnychenko c. 84 Lumber Co., 424 Mass. 285, 676 NE2d 45 (1997) (harcèlement sexuel entre personnes de même sexe interdit par la loi de l'État)).

Tests et confidentialité | VIH/SIDA | Connecticut

Le Connecticut a-t-il une loi régissant le dépistage du VIH ?

Oui, mais la loi a été considérablement modifiée en 2009, supprimant l'obligation d'obtenir un consentement éclairé spécifique pour chaque test de dépistage du VIH, ainsi que la nécessité d'un accompagnement psychologique préalable. Un consentement général aux soins médicaux est désormais suffisant, à condition qu'il contienne une indication au patient qu'il “ peut ” se faire dépister, sauf s'il “ choisit de ne pas se faire dépister ” (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582(a)). Dans ce système, il incombe au patient qui ne souhaite pas se faire dépister de communiquer son refus au professionnel de santé.

Si la personne refuse un test de dépistage du VIH, cela sera consigné dans son dossier médical. Sinon, le professionnel de santé n'a pas besoin d'obtenir le consentement explicite du patient pour effectuer un test de dépistage du VIH. Le terme “ test de dépistage du VIH ” désigne un test de dépistage de tout agent “ susceptible de provoquer ou d'indiquer la présence d'une infection par le VIH ”.État général du Connecticut, sect. 19a-581 (6)).

Existe-t-il des exigences concernant ce qui doit être fourni au patient au moment où les résultats du test lié au VIH sont communiqués ?

Oui, la loi du Connecticut précise que des services de conseil ou une orientation vers des services de conseil doivent être fournis, selon les besoins (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (c)) :

  • pour faire face aux conséquences émotionnelles de l’apprentissage du résultat d’un test VIH,
  • concernant les problèmes potentiels de discrimination,
  • pour modifier le comportement afin de prévenir la transmission,
  • d'informer la personne des traitements et services médicaux disponibles et des organismes de soutien aux personnes vivant avec le VIH, et
  • concernant la nécessité d’informer les partenaires.

Un médecin peut-il tester un mineur pour le VIH sans le consentement d’un parent ou d’un tuteur ?

Oui, la loi du Connecticut prévoit explicitement que “ le consentement d’un parent ou d’un tuteur ne sera pas une condition préalable au test d’un mineur ” (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (a)).

La loi du Connecticut exige également qu'au moment où un mineur reçoit le résultat du test, si celui-ci a été effectué sans le consentement de ses parents, le prestataire de soins lui fournisse des conseils ou l'oriente vers des services de soutien pour impliquer ses parents dans la prise de décision concernant ses soins médicaux. De plus, le mineur doit bénéficier de conseils concrets sur la nécessité d'informer ses partenaires (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (c)).

Existe-t-il des circonstances dans lesquelles la loi du Connecticut autorise le dépistage du VIH, même contre la volonté d'une personne ?

Oui, la loi du Connecticut autorise le dépistage involontaire du VIH, sans consentement éclairé, dans plusieurs situations. Les quatre circonstances suivantes sont les plus importantes :

1. Exposition professionnelle – Exposition significative requise

La loi du Connecticut autorise un test non consensuel de dépistage du VIH à la source d'une exposition significative (le seuil requis pour qu'il y ait une exposition significative signifie “ une exposition parentérale telle qu'une piqûre d'aiguille ou une coupure, ou une exposition des muqueuses telle qu'une projection dans les yeux ou la bouche, du sang ou une exposition cutanée impliquant de grandes quantités de sang ou un contact prolongé avec du sang, en particulier lorsque la peau exposée est gercée, abrasée ou atteinte de dermatite. ” Conn. Gen. Stat. sec. 19a-581 (14). Le règlement du ministère des Services de santé énumère en outre divers fluides organiques internes dont le contact peut constituer une “ exposition significative ” et mentionne également l'agression sexuelle dans le cadre des tâches professionnelles comme un mode d'“ exposition significative ”. Voir le ministère de la Santé publique, Code de la santé publique sec. 19a-589-1(o). L'exposition à l'urine, aux matières fécales, à la salive, à la sueur, aux larmes et aux vomissures est exclue, sauf si le fluide en question contient des quantités visibles de sang. De même, les morsures ou égratignures humaines sont exclues, sauf en cas de contact direct du sang avec le sang ou du sang avec les muqueuses. Id) au VIH qui survient pendant les tâches professionnelles d'une personne (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (d)(5)).

Afin d’obtenir un test VIH non consensuel d’une source, l’employé concerné doit :

  • Documenter la survenue d’une exposition professionnelle significative et remplir un rapport d’incident dans les 48 heures ;
  • Avoir un test VIH de référence négatif dans les 72 heures ;
  • Par l’intermédiaire d’un médecin, avoir tenté d’obtenir et s’être vu refuser le consentement volontaire de la source ;
  • “ Être capable de prendre des mesures immédiates et significatives… qui ne pourraient pas être prises autrement ” (comme commencer un traitement médicamenteux prophylactique ou prendre des décisions concernant la grossesse ou l’allaitement) ; et
  • Demandez à un “ groupe d’évaluation de l’exposition ” de déterminer que les critères ci-dessus sont remplis (un “ groupe d’évaluation de l’exposition ” signifie au moins trois prestataires de soins de santé impartiaux, dont l’un doit être un médecin, qui déterminent l’existence d’une “ exposition significative ”. Conn. Gen. Stat. sec. 19a-581 (15)).

Comment se déroule le test

Si la source est un patient dans un établissement de santé, correctionnel ou autre, un échantillon de sang disponible peut être testé ou un échantillon de sang peut être prélevé de la source et testé.

Si la source ne se trouve pas dans un tel établissement et qu’un médecin certifie qu’il y a eu une exposition importante, le travailleur peut demander une ordonnance du tribunal pour effectuer un test.

L’employeur doit payer le coût du test VIH.

2. Incapacité de consentir

Un prestataire de soins de santé agréé peut ordonner un test de dépistage du VIH non consensuel lorsque le sujet n'est pas en mesure de consentir ou n'a pas la capacité de donner ou de refuser son consentement et que le test est nécessaire à des “ fins de diagnostic pour fournir des soins d'urgence appropriés ” (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (d)(1)).

3. Personnes incarcérées

Le Département correctionnel peut effectuer un test VIH involontaire sur une personne incarcérée soit parce que cela est nécessaire pour le diagnostic ou le traitement d'une maladie, soit si le comportement de la personne incarcérée présente un risque important de transmission à une autre personne incarcérée ou a entraîné une exposition importante à une autre personne incarcérée (“ Risque important de transmission ” signifie “ activité sexuelle qui implique le transfert du sperme, des sécrétions vaginales ou cervicales d'une personne à une autre personne ou le partage d'aiguilles lors de la consommation de drogues par voie intraveineuse. ” Conn. Gen. Stat. sec. 19a-581 (13)), (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (d)(6), (d)(7)). Dans les deux cas, il ne doit exister aucune alternative raisonnable aux tests pour atteindre le même objectif.

4. Par ordonnance du tribunal

La loi du Connecticut contient une disposition générale permettant à un tribunal d’ordonner un test de dépistage du VIH lorsque le tribunal détermine qu’il existe un “ danger clair et imminent pour la santé publique ou la santé d’une personne et que la personne a démontré un besoin impérieux du résultat du test lié au VIH qui ne peut être satisfait par d’autres moyens ” (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (d)(8)). Français Dans son évaluation, le tribunal doit mettre en balance la nécessité du résultat du test avec les “ intérêts de confidentialité du sujet testé et l'intérêt public qui peut être servi par un test involontaire ” (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (d)(8)), (les dispositions supplémentaires pour le dépistage du VIH sans consentement en vertu de la loi du Connecticut comprennent : (1) le test d'organes, de tissus, de sang ou de sperme humains qui sont utilisés dans la recherche médicale ou la thérapie ou pour la transplantation ; (2) à des fins de recherche si l'identité du sujet ne peut être déterminée ; ou (3) pour déterminer la cause du décès. Voir Conn. Gen. Stat. sec. 19a-582 (d) en général).

Les mêmes lois qui s’appliquent aux tests effectués par les organismes de santé s’appliquent-elles aux tests effectués par les assureurs ?

Non, la loi du Connecticut établit une distinction entre le dépistage du VIH effectué par les organismes de santé et celui effectué par les assureurs. Le dépistage du VIH par les assureurs est régi par une législation distincte, et non par la loi générale sur le dépistage du VIH (Statut général du Connecticut, art. 19a-586).

Afin de procéder à un test lié au VIH auprès d'un demandeur d'assurance, l'assureur doit obtenir écrit consentement éclairé (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-586). Le Commissaire aux assurances a élaboré un formulaire de consentement. Un assureur peut utiliser un autre formulaire, qui doit être déposé auprès du Commissaire aux assurances.

Les assureurs vie et santé et les centres de santé peuvent-ils divulguer un résultat positif à un test de dépistage du VIH à un groupe quelconque, quelle qu’en soit la raison ?

Oui, la loi autorise les assureurs vie et santé et les centres de santé à divulguer un résultat positif à un test lié au VIH à une organisation qui recueille des informations sur les candidats à l'assurance dans le but de détecter une fraude ou une fausse déclaration, mais cette divulgation doit prendre la forme d'un code qui comprend de nombreux autres résultats de tests et ne peut donc pas être utilisé pour identifier raisonnablement le résultat du test d'un candidat comme un test lié au VIH (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-587).

Existe-t-il des exigences particulières pour l’administration des tests de dépistage du VIH aux femmes enceintes et aux nouveau-nés ?

Oui, tout professionnel de santé dispensant des soins prénataux à une femme enceinte doit lui expliquer que le dépistage du VIH fait partie des soins prénataux de routine et l'informer des bénéfices pour sa santé et celle de son nouveau-né. Les exigences relatives au consentement et aux conseils post-test sont les mêmes que celles abordées au début de ce sujet (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-593 (a)). Si la femme enceinte consent au dépistage du VIH, le résultat sera consigné dans son dossier médical.

Si une femme enceinte est admise pour un accouchement et que son dossier médical ne contient aucune trace de dépistage du VIH, le professionnel de santé doit l'informer des bénéfices pour sa santé et celle de son nouveau-né d'un dépistage du VIH, avant ou dans les 24 heures suivant l'accouchement. Le professionnel de santé doit alors effectuer un test de dépistage du VIH, sauf objection écrite expresse de la patiente (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-593 (b)).

Existe-t-il des lois sur le dépistage du VIH spécifiques aux nouveau-nés ?

Oui, tous les nouveau-nés doivent subir un test de dépistage du VIH dès leur naissance, dès que cela est médicalement approprié, sauf si leurs parents s'y opposent, le jugeant contraire à leurs pratiques religieuses. Cette obligation ne s'applique pas si la personne qui a accouché a été testée conformément aux lois décrites ci-dessus (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-55 (a)).

En outre, le ministère de la Santé publique peut établir un registre de données sur les nourrissons qui ont été exposés à des médicaments contre le VIH ou le SIDA afin d’étudier les effets potentiels à long terme de ces médicaments sur les nourrissons.

Existe-t-il une loi relative au VIH qui régit les chercheurs sur les vaccins contre le VIH/SIDA ?

Oui, la loi relative au VIH qui régit les chercheurs en vaccins contre le VIH/sida stipule que lorsqu'un médicament est développé et testé pour déterminer son efficacité comme vaccin contre le VIH/sida, un fabricant, un institut de recherche ou un chercheur ne peut être tenu responsable des dommages civils résultant d'essais cliniques où le médicament est administré à des sujets de recherche. Cette immunité de responsabilité doit être présentée par écrit au sujet de recherche, et cette personne (ou son parent ou tuteur s'il s'agit d'un mineur) doit donner son consentement écrit éclairé pour agir comme sujet de recherche (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-591(a & b)).

Existe-t-il des lois dans le Connecticut qui protègent la confidentialité des informations médicales, telles que le VIH ?

La loi du Connecticut contient une interdiction générale contre la divulgation par toute personne, sans autorisation écrite, d'“ informations confidentielles liées au VIH ” (le terme “ informations confidentielles liées au VIH ” désigne toute information “ concernant ” une personne qui a “ reçu des conseils concernant l'infection par le VIH, fait l'objet d'un test lié au VIH ou a reçu un diagnostic d'infection par le VIH, de SIDA ou d'une maladie liée au VIH. ” Conn. Gen. Stat. sec. 19a-581 (7), (8). Cela comprend les informations qui pourraient même raisonnablement identifier une personne comme ayant de telles conditions et les informations relatives aux partenaires de cette personne. Conn. Gen. Stat. sec. 19a-581 (8)), (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-583 (a)).

Une personne vivant avec le VIH a-t-elle un droit constitutionnel à la vie privée ?

De nombreux tribunaux ont jugé qu'une personne dispose d'un droit constitutionnel à la confidentialité de sa séropositivité. Les tribunaux ont fondé ce droit sur la clause de procédure régulière de la Constitution américaine, qui crée un droit à la confidentialité en évitant la divulgation de certains types d'informations personnelles.

Le droit constitutionnel à la vie privée ne peut être invoqué que lorsque la personne qui divulgue les informations est un acteur étatique ou gouvernemental — par exemple la police, les fonctionnaires de prison, les médecins d’un hôpital public.

Pour déterminer s’il y a eu violation de ce droit à la vie privée, les tribunaux mettent en balance la nature de l’intrusion dans la vie privée d’une personne et le poids à accorder aux raisons légitimes du gouvernement pour une politique ou une pratique qui entraîne la divulgation.

Existe-t-il des circonstances dans lesquelles la loi du Connecticut autorise la divulgation du statut VIH sans consentement éclairé écrit ?

Oui, la loi du Connecticut prévoit la divulgation du statut VIH dans des circonstances spécifiquement prescrites :

  • À un prestataire ou un établissement de soins de santé lorsque cela est nécessaire pour fournir des “ soins ou un traitement appropriés ” (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-583(a) (4)).
  • À un travailleur de la santé ou à un autre employé en cas d“” exposition professionnelle importante » et si les exigences énoncées ci-dessus sont respectées.
  • Aux employés des hôpitaux psychiatriques gérés par le Département de la santé mentale et des services de toxicomanie, si le comité de contrôle des infections détermine que le comportement du patient présente un risque significatif de transmission à un autre patient (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-583 (a)(8)). La divulgation ne peut avoir lieu que si elle est susceptible de prévenir ou de réduire le risque de transmission et qu'aucune autre solution raisonnable, telle qu'une assistance psychologique, n'est disponible pour atteindre le même objectif.
  • Aux employés des établissements exploités par le Département correctionnel pour fournir des services liés à l'infection par le VIH ou si le directeur médical et l'administrateur en chef déterminent que le comportement de la personne incarcérée présente un risque important de transmission à une autre personne incarcérée ou a entraîné une exposition importante à une autre personne incarcérée dans l'établissement (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-583 (a)(9)).
  • Aux assureurs vie et santé dans le cadre des activités de souscription et de réclamation pour les prestations d'assurance vie, santé et invalidité (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-583 (a)(11)).

À toute personne autorisée à accéder à ces informations par décision de justice, comme décrit ci-dessus. Des garanties sont en place pour protéger la confidentialité de la source lors de toute procédure judiciaire et de toute divulgation ultérieure d'informations relatives au VIH.(Statut général du Connecticut, sect. 19a-583).

Comment peut-on remédier aux violations de la loi sur les tests et la confidentialité ?

En vertu de la loi du Connecticut, une personne peut obtenir des dommages-intérêts compensatoires pour tout préjudice subi à la suite d’une violation “ volontaire ” des exigences de consentement éclairé et de confidentialité (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-590).

La Cour suprême du Connecticut a interprété l'expression “ violation intentionnelle ” comme signifiant simplement que la divulgation d'informations relatives au VIH doit être faite en toute connaissance de cause. Il n'est pas nécessaire qu'elle ait pour but de causer un préjudice (voir Doe c. Marselle, 675 A.2d 835, 236 Conn. 845 (1996)).

Le Connecticut dispose-t-il de lois de déclaration qui exigent que les diagnostics de VIH ou de SIDA soient signalés au ministère de la Santé du Connecticut ?

Oui. Tous les États exigent que certains problèmes de santé soient signalés aux autorités de santé publique afin de suivre les tendances épidémiologiques et d'élaborer des stratégies de prévention efficaces. Le Connecticut exige que les médecins signalent au Département de la Santé publique : 1) les patients diagnostiqués avec le sida ; 2) les patients testés positifs au VIH ; 3) et les enfants nés de personnes séropositives. Les informations recueillies restent confidentielles.

À quoi fait référence l’expression “ devoir d’avertir ” ?

L'expression “ devoir de mise en garde ” désigne les situations où un conseiller ou un médecin peut apprendre qu'un patient a des rapports sexuels non protégés sans avoir révélé sa séropositivité au(x) partenaire(s). De nombreuses personnes se demandent s'il existe un fondement juridique permettant de violer la confidentialité du patient dans ces circonstances.

Le Connecticut dispose-t-il d’une loi spécifique sur le devoir d’avertissement concernant le VIH qui s’applique aux médecins et aux agents de santé publique ?

Oui, la loi du Connecticut autorise les agents de santé publique et les médecins, dans certaines circonstances, à informer ou à avertir leurs partenaires qu'ils pourraient avoir été exposés au VIH (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-584). Le terme “ partenaire ” désigne le conjoint ou le partenaire sexuel identifié de la personne protégée, ou une personne identifiée comme ayant partagé des aiguilles ou des seringues hypodermiques avec la personne protégée (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-581 (10)). Les exigences relatives à une telle divulgation par un agent de santé publique sont les suivantes :

  • Il existe une croyance raisonnable d’un risque important de transmission au partenaire ;
  • L'agent de santé publique a informé la personne de la nécessité d'informer son partenaire et croit raisonnablement que la personne ne divulguera pas l'information à son partenaire ; et
  • L’agent de santé publique a informé la personne protégée de son intention de procéder à la divulgation.

Un médecin ne peut avertir ou informer un partenaire connu que si celui-ci et la personne séropositive sont tous deux suivis par lui. Un médecin peut également divulguer des renseignements confidentiels relatifs au VIH à un agent de santé publique afin d'avertir ses partenaires, s'il prend les mêmes mesures envers son patient que celles que les agents de santé publique doivent prendre ci-dessus.

Lorsqu’il émet un tel avertissement, le médecin ou le responsable de la santé publique ne doit pas divulguer l’identité de la personne infectée par le VIH et, dans la mesure du possible, doit faire cette divulgation en personne.

Le Connecticut dispose-t-il de lois qui permettent à d’autres prestataires de soins de santé de divulguer le statut VIH d’un client ?

Non. L'AIDS Law Project estime que toutes les lois générales relatives au “ devoir d'avertir ” (Conn. Gen. Stat. sec. 52-146c, §52-146f) ne s'appliquent pas à la divulgation du VIH, car la loi du Connecticut protège spécifiquement la confidentialité des informations liées au VIH et ne fait aucune exception pour les prestataires de soins de santé mentale, tels que les psychologues et les travailleurs sociaux.

La loi du Connecticut interdit largement la divulgation d'informations confidentielles relatives au VIH par quiconque (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-583). Étant donné que le législateur du Connecticut a spécifiquement prévu une exemption restreinte autorisant uniquement les avertissements des médecins et des agents de santé publique (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-581(12)), il existe de solides arguments pour affirmer que le législateur a abordé cette question et décidé de ne pas autoriser les autres prestataires de soins à divulguer leur statut VIH.

Néanmoins, la question du devoir d’avertissement est un domaine du droit en évolution et peu clair.  Les professionnels de la santé mentale doivent consulter un avocat ou un superviseur pour obtenir des conseils s'ils estiment que les communications d'un client justifient la violation de la confidentialité du client et la divulgation du statut VIH d'un client à une tierce personne.

Existe-t-il des exigences concernant la manière de divulguer des informations liées au VIH ?

Oui, chaque fois que des informations confidentielles liées au VIH sont divulguées, la divulgation doit être accompagnée de la déclaration suivante ou d’une déclaration utilisant un langage sensiblement similaire :

“Ces informations vous ont été communiquées à partir de dossiers dont la confidentialité est protégée par la loi de l'État. Cette loi vous interdit toute divulgation ultérieure sans le consentement écrit exprès de la personne concernée, ou dans les conditions prévues par ladite loi. Une autorisation générale de divulgation d'informations médicales ou autres n'est PAS suffisante à cette fin.”

“ Une divulgation orale doit être accompagnée ou suivie d'un tel avis dans les 10 jours ” (Conn. Gen. Stat. sec. 19a-585 (a)).

Toute divulgation doit être consignée dans le dossier médical du sujet, à l'exception des divulgations faites :

  • Aux autorités fédérales ou étatiques ;
  • Au cours d’un examen médical ordinaire ; ou
  • Aux assureurs vie et santé et aux payeurs gouvernementaux dans le cadre de demandes de prestations d’assurance-vie, de santé et d’invalidité.

Jeunesse | Intimidation | Connecticut

Le Connecticut dispose-t-il d’une loi pour protéger les élèves des écoles publiques contre l’intimidation ?

Oui. La loi a été considérablement améliorée en 2011 avec l'adoption de la loi publique 11-232, Loi concernant le renforcement des lois sur l'intimidation à l'école (Statut général du Connecticut, art. 10-222d). Selon la loi, l'intimidation est définie comme une communication écrite, orale ou électronique répétée, ou comme un acte ou un geste physique d'un ou plusieurs élèves dirigé de manière répétée vers un autre élève, qui :

  • cause à l’élève victime d’intimidation des dommages physiques ou émotionnels ou endommage ses biens ;
  • place l’élève victime d’intimidation dans une crainte raisonnable d’être blessé;
  • crée un environnement scolaire hostile pour l’élève victime d’intimidation;
  • porte atteinte aux droits de l’élève victime d’intimidation ou perturbe considérablement le processus éducatif ou le bon fonctionnement de l’école.

La loi reconnaît également que les étudiants qui sont LGBTQ+ ou qui sont perçus comme étant LGBTQ+ ou qui s'associent à des étudiants LGBTQ+ sont souvent la cible d'intimidation (Conn. Gen. Stat. sec. 10-222d(a)(1)).

Conformément à la loi, chaque conseil scolaire doit élaborer un « plan pour un climat scolaire sécuritaire » qui :

  • interdit l'intimidation dans l'enceinte de l'école, lors d'une activité parrainée ou liée à l'école, à un arrêt d'autobus scolaire ou dans un autobus scolaire, par des moyens électroniques (c'est-à-dire la cyberintimidation)
  • interdit la discrimination et les représailles contre une personne qui signale ou aide à l'enquête sur un acte d'intimidation
  • permet aux étudiants de signaler anonymement les actes d'intimidation
  • permet aux parents de déposer des rapports écrits en cas de suspicion d'intimidation
  • exige que les employés de l'école qui sont témoins d'intimidation ou qui reçoivent des signalements d'intimidation le signalent
  • exige que les écoles enquêtent sur tous les signalements d'intimidation et disposent d'une stratégie de prévention et d'intervention
  • exige que les parents de l'intimidateur et les parents de la victime soient informés de l'intimidation et informés des mesures que l'école a choisi de prendre en réponse
  • exige que l'école informe la police de tout acte d'intimidation pouvant constituer une conduite criminelle
  • exige que les écoles tiennent à jour une liste publique du nombre d'incidents d'intimidation vérifiés et la signalent chaque année au Département de l'Éducation de l'État du Connecticut
  • exige que tous les employés de l’école suivent une formation annuelle sur l’identification, la prévention et la réponse à l’intimidation et au suicide chez les jeunes.

Les écoles peuvent-elles réglementer les politiques de lutte contre l’intimidation en dehors des cours scolaires ?

Oui, la Cour suprême des États-Unis District scolaire de Mahanoy Area VBL en plus de conclure que les étudiants ont de larges droits de parole et d'expression en dehors de l'école, il a également déclaré :

« Les circonstances qui peuvent impliquer les intérêts réglementaires d'une école [en dehors de l'école] comprennent l'intimidation ou le harcèlement graves ou sévères ciblant des individus particuliers ; les menaces visant les enseignants ou d'autres élèves... » 

Le Connecticut dispose-t-il de directives que les écoles devraient suivre pour protéger les étudiants transgenres ?

Oui, le Connecticut a créé des directives pour les districts scolaires sur les droits, les responsabilités et les meilleures pratiques éducatives pour les étudiants transgenres et non conformes au genre.

Les lignes directrices comprennent les éléments suivants :

  • Les écoles doivent respecter le nom et les pronoms d’un élève transgenre ;
  • Les écoles doivent respecter la vie privée des élèves transgenres en ce qui concerne toute information médicale, nom précédent, etc.
  • Le nom et le sexe figurant dans le dossier d’un étudiant doivent être conformes à l’identité de genre de l’étudiant ;
  • Les étudiants transgenres devraient pouvoir utiliser les toilettes, les vestiaires et les vestiaires qui correspondent à leur identité de genre ;
  • Dans toutes les activités séparées selon le sexe (y compris les activités sportives), les étudiants transgenres devraient pouvoir participer d’une manière compatible avec leur identité de genre.

Pour plus d'informations sur ces directives, consultez « Directives sur la protection et le soutien des droits civils pour les étudiants transgenres » :

Orientations sur la protection des droits civiques et le soutien aux étudiants transgenres 

La loi anti-discrimination du Connecticut protège-t-elle également les élèves des écoles publiques ?

Oui, l'article 10-15c des Statuts généraux du Connecticut interdit toute discrimination à l'encontre des élèves des écoles publiques dans le cadre d'activités, de programmes et de cursus, fondée sur l'orientation sexuelle, l'identité ou l'expression de genre, ainsi que sur la race, la couleur, le sexe, la religion et l'origine nationale. Pour plus d'informations sur la loi anti-discrimination du Connecticut et sur les modalités de dépôt d'une plainte pour discrimination, consultez la rubrique « Discrimination ».

Existe-t-il des lois fédérales qui protègent les étudiants ?

Oui, le Titre IX interdit la discrimination à l'encontre des étudiants fondée sur le sexe dans tout établissement scolaire ou universitaire bénéficiant de fonds fédéraux. À la lumière de l'arrêt de la Cour suprême dans Bostock c. Comté de Clayton, qui a déterminé que la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre sont des formes de discrimination sexuelle, le ministère fédéral de l'Éducation, qui applique le Titre IX, a déclaré qu'il interpréterait toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre comme une discrimination sexuelle. 

Pour déposer une plainte auprès du Bureau des droits civils du ministère fédéral de l'Éducation, voir :  Comment déposer une plainte pour discrimination auprès du Bureau des droits civils. 

Les plaintes peuvent être déposées auprès du coordinateur du Titre IX de votre école, ainsi qu'auprès de :

Bureau des droits civils
Le ministère américain de l'Éducation
Bureau de poste et palais de justice John W. McCormack, salle 222
Place de la Poste
Boston, MA 02109

De plus, certains types de discrimination et de harcèlement peuvent violer les droits constitutionnels d’un étudiant.

Que puis-je faire si je suis victime de discrimination ou d’intimidation à l’école ?

Il existe plusieurs façons d'aborder le problème. L'une d'elles consiste à demander du soutien à un ami, un enseignant ou un conseiller et à parler aux personnes qui vous dérangent. Cependant, ce n'est pas une option si vous ne vous sentez pas en sécurité.

Consultez le règlement de votre établissement et prévenez la personne concernée, généralement un proviseur adjoint ou un coordinateur du Titre IX. Vous devez documenter par écrit tout incident de harcèlement ou de discrimination, en indiquant au moins la date et l'heure. Après avoir rencontré les responsables concernés, rédigez des notes sur ce que vous leur avez dit et à quelle date, et demandez-leur quand ils vous répondront. S'ils ne vous aident pas ou ne donnent pas suite, vous pouvez écrire au proviseur et au surintendant pour leur demander de mettre fin à la discrimination.

Si cela échoue, vous pouvez également envisager une action en justice contre la ville en contactant la Commission du Connecticut sur les droits de l'homme et les opportunités ou le Bureau des droits civils du ministère fédéral de l'Éducation. 

Il s'agit d'un domaine juridique complexe et éprouvant sur le plan émotionnel. Contactez GLAD Law Answers en remplissant le formulaire par courriel à l'adresse Réponses juridiques GLAD pour discuter des options.

Adoption par un deuxième parent | Connecticut

Quelle est la différence entre l’adoption conjointe, l’adoption par un deuxième parent et l’adoption par un seul parent ?

Une adoption conjointe a lieu lorsque les deux partenaires adoptent un enfant ensemble et simultanément. Une adoption coparentale a lieu lorsqu'un des partenaires adopte l'enfant de l'autre. Une adoption monoparentale a lieu lorsqu'une seule personne adopte un enfant.

Les partenaires de même sexe peuvent-ils adopter ensemble un enfant dans le Connecticut ?

Oui. Un couple marié ou uni civilement doit généralement adopter un enfant qui n'est pas né de cette union (Conn. Gen. Stat. sec. 45a-732 (une personne mariée ne peut adopter que si son conjoint adopte conjointement, sauf si le tribunal des successions estime qu'il existe une raison suffisante pour que le conjoint n'adopte pas). Un couple non marié ou uni civilement peut devenir légalement parents d'un enfant par une procédure appelée « adoption par le second parent », selon laquelle l'un des parents adopte (ou donne naissance à l'enfant), puis le second parent adopte (Conn. Gen. Stat. sec. 45a-724(a)(3)).

Quel est l’avantage de faire une adoption par un deuxième parent ou une adoption conjointe ?

L'adoption conjointe et l'adoption par un second parent garantissent à votre enfant deux parents légaux, ce qui offre souvent plus de confort et de sécurité à toutes les personnes concernées. Selon votre situation familiale, la loi peut ne pas reconnaître les deux partenaires comme parents légaux sans adoption. Dans ce cas, le parent non légal a besoin d'une autorisation spéciale pour prendre des décisions médicales concernant l'enfant ou assister aux réunions scolaires, et risque de perdre la garde en cas de séparation.

L'adoption permet à un parent non légal de devenir parent légal, habilité à prendre des décisions concernant l'enfant sans autorisation spéciale. Elle permet également au parent adoptif d'assumer automatiquement la garde de l'enfant en cas de décès de son partenaire. De même, en cas de décès du parent adoptif, l'enfant aura le droit d'hériter de lui, même en l'absence de testament, et pourra éventuellement percevoir des prestations de survivant de la sécurité sociale.

Enfin, si le couple se sépare, l’adoption garantit que les deux parents ont le droit de garde et de visite, et que tout litige sera tranché en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant plutôt que de la question de savoir qui est le parent légal.

Devons-nous procéder à une adoption par le second parent si nous sommes mariés ou en union civile ?

L'adoption par le second parent est la meilleure façon de garantir le maintien des droits parentaux des deux parents. Bien que la loi du Connecticut présume qu'un enfant né d'un mariage ou d'une union civile est l'enfant des deux époux (voir Barse c. Pasternak, 2015 Conn. Super. LEXIS 142 (2015) (La présomption légale selon laquelle un enfant né dans le mariage est l'enfant légitime de la mère et du conjoint de cette dernière s'étend aux couples de même sexe, même si le conjoint n'a pas conçu ou adopté l'enfant ou n'a pas respecté les lois sur l'insémination artificielle). Un autre État pourrait ne pas respecter cette présomption si vous ou votre partenaire déménagez. En revanche, l'adoption est une décision de justice créant un lien de filiation et a de fortes chances d'être respectée par d'autres États, même si ces derniers sont par ailleurs hostiles à la parentalité entre couples de même sexe.

Barre latérale Miller-Jenkins

Compter sur la bonne volonté du partenaire, ou même sur le fait qu'un enfant soit né d'un mariage ou d'une union civile, n'est pas la meilleure façon de garantir le maintien des droits des deux parents en cas de séparation ultérieure. Par exemple, Miller-Jenkins c. Miller-JenkinsCette affaire est en litige depuis 2004, a impliqué deux cours suprêmes d'État (Vermont et Virginie) et a déjà été portée à plusieurs reprises devant la Cour suprême des États-Unis. La procédure est en cours.

Dans cette affaire, Janet et Lisa ont eu une enfant, Isabella, alors qu'elles étaient en union civile. Janet n'a pas adopté. Après leur séparation, Lisa a déménagé en Virginie et a utilisé l'absence d'adoption et les lois de Virginie hostiles aux relations homosexuelles pour empêcher Janet de contacter leur fille. Cependant, les tribunaux de Virginie ont finalement reconnu que les tribunaux du Vermont étaient compétents pour statuer sur la garde et les droits de visite.

Après de nombreuses tentatives pour obtenir de Lisa qu'elle accorde un droit de visite à Janet, le tribunal des affaires familiales du Vermont a rendu en novembre 2009 une ordonnance accordant à Janet la responsabilité des soins quotidiens d'Isabella, tout en accordant à Lisa un droit de visite plus large. Le transfert de garde devait avoir lieu le 1er janvier 2010. Cependant, Lisa ne s'est pas présentée à l'heure convenue et un mandat d'arrêt a été émis. Lisa et Isabella sont toujours introuvables.

GLAD et un avocat local ont représenté Janet dans la procédure au Vermont. Pour plus d'informations sur l'affaire, consultez le site https://www.gladlaw.org/work/cases/miller-jenkins-v-miller-jenkins

Si je suis un parent qui a signé une reconnaissance de filiation, dois-je également procéder à une adoption par un deuxième parent ?

Non. Un parent ayant signé une reconnaissance de filiation n'a pas besoin de recourir à une adoption coparentale pour établir sa filiation. Une reconnaissance de filiation établit la filiation légale en vertu du droit de l'État, équivaut à un jugement de filiation et confère tous les droits et devoirs d'un parent. En droit fédéral, une reconnaissance de filiation équivaut à un jugement de filiation et est reconnue dans tous les États.

L'accès élargi aux reconnaissances de filiation étant une évolution récente, certains parents pourraient se sentir plus à l'aise de recourir à une adoption par un second parent, en complément ou à la place d'une reconnaissance de filiation. Pour comprendre ce qui est le mieux pour votre famille, un conseil juridique personnalisé est recommandé.

Si des parents de même sexe élèvent un enfant ensemble, mais qu’un seul est le parent « légal », quels sont alors les droits du parent non légal vis-à-vis de l’enfant ?

En règle générale, les droits d'un parent non légal sont limités. Si un couple n'est pas marié, la loi autorise un parent non légal à demander un droit de visite (mais pas la garde) à la Cour supérieure (Statut général du Connecticut, art. 46b-59). Le tribunal accordera le droit de visite s'il constate que : (1) une relation de type parental existe entre le parent non légal et (2) le refus du droit de visite causerait un préjudice réel et important (Statut général du Connecticut, art. 46b-59(b)). Plusieurs tribunaux du Connecticut ont accordé aux coparents lesbiennes le droit de rendre visite à leurs enfants après une séparation (voir par exemple). Antonucci c. Cameron, 25 Conn. L. Rptr. 509 (Conn. Super. Ct. Dept., 24 septembre 1999) (autorisant les visites à la coparentalité lesbienne lorsque les visites sont dans l'intérêt supérieur de l'enfant) ; Laspina-Williams c. 46 Conn. Supp. 165, 742 A.2d 840 (1999) (rejet de la requête en annulation de la mère biologique dans une affaire de droit de visite entre coparents). Une attribution de droit de visite n'entraîne aucune obligation alimentaire pour les enfants, mais si une pension alimentaire est proposée, un parent légal peut l'accepter.

Quel que soit le statut juridique d'une personne, il est essentiel de se rappeler que les enfants tissent des liens forts avec leurs parents, quelle que soit leur qualification juridique. Séparer un enfant de la personne qui a agi comme son parent peut être une perte dévastatrice. De plus, les procédures judiciaires visant à établir un droit de visite sont pénibles et coûteuses ; il est donc fortement recommandé de recourir à toute démarche extrajudiciaire pour prendre ensemble des décisions concernant les intérêts de l'enfant. Voir la publication de GLAD : Protection des familles : normes pour les familles LGBT à Protection des familles : normes pour les familles LGBT.

En l’absence d’adoption par le deuxième parent, comment une famille peut-elle protéger les intérêts de l’enfant vis-à-vis de son parent non légal ?

Il existe un certain nombre de mesures qui peuvent être prises, même si aucune n’offre la sécurité d’une adoption par un deuxième parent.

Accord de coparentalité : Un accord de coparentalité est un accord définissant les attentes des parents quant au rôle de chacun et leurs projets en cas de séparation, d'invalidité ou de décès. Bien que ces accords ne soient pas toujours pleinement appliqués par les tribunaux, qui sont tenus de prendre des décisions en matière de garde et de visite dans l'intérêt supérieur de l'enfant, ils constituent des indicateurs importants de ce que le couple souhaite. croyait était dans l’intérêt supérieur de l’enfant et pouvait influencer la décision finale du tribunal.

Testaments : Un parent légal peut désigner un tuteur pour assurer la garde de l'enfant à son décès. Les tribunaux accordent une priorité absolue à cette volonté. Cependant, si l'enfant a un autre parent légal en vie, celui-ci aura priorité sur le tuteur désigné.

Procuration: Un parent légal peut choisir d'accorder au parent non légal une procuration sur l'enfant, ce qui lui permet de prendre des décisions médicales ou financières. Les documents de procuration doivent être mis à jour régulièrement.

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